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Si vous êtes sur cette page, c’est que vous prévoyez d’ouvrir votre supérette. Tout d’abord, sachez que vous êtes sur le point de vous lancer sur un marché concurrentiel, mais prometteur. Par conséquent, une bonne préparation est de mise. En effet, votre projet requiert du temps, de la rigueur, un sens de l’organisation pointu et un budget non négligeable. Supérette en franchise ou en indépendant ? Quelles sont les démarches à entreprendre pour la création de votre entreprise ? Quid de la réglementation et du budget à prévoir ? Vous vous posez certainement des tas de questions, si bien que vous ne savez plus où donner de la tête. Pas de panique ! Nous vous dévoilons dans ce guide tout ce qu’il y a à savoir pour ouvrir votre épicerie dans les meilleures conditions.
Les produits à mettre en vente dans votre supérette
Pour vous assurer de rencontrer du succès dès l’ouverture de votre épicerie alimentaire, la première étape consiste à définir l’offre. Comme il s’agit d’un véritable commerce de proximité, une supérette est considérée comme un magasin généraliste. Par conséquent, elle propose une vaste gamme de produits : épicerie, poissons, viandes, produits laitiers, etc. Cependant, vous êtes aussi libre de vous spécialiser dans un domaine défini (fruits et légumes par exemple) afin de vous distinguer. Outre les supermarchés et les hypermarchés, les petites épiceries d’alimentation générale représentent vos principaux concurrents. Vous pouvez également vous tourner vers des produits non alimentaires tels que la papeterie, les produits d’hygiène, le petit bricolage, etc.
Tout doit être revu dans les moindres détails pour augmenter votre chiffre d’affaires. Pour ce faire, pensez aux services complémentaires tels que le click and collect, la livraison à domicile, etc. Toujours dans cette optique, la mise en place de promotions régulières est une solution à envisager pour susciter l’intérêt des consommateurs. N’hésitez pas à proposer une carte de fidélité pour encourager vos clients à revenir vers vous. Mettre en vente des produits locaux s’avère aussi une bonne idée afin de sortir du lot.
Les besoins matériels et humains nécessaires à l’ouverture d’une supérette
Pour ouvrir votre supérette, l’étape suivante consiste à faire une estimation des besoins matériels et humains pour permettre à votre projet de voir le jour.
Les besoins matériels pour ouvrir une supérette
Un budget important est à prévoir pour le lancement d’une supérette, concernant notamment :
- l’acquisition de votre premier stock de marchandises ;
- les travaux d’aménagement ou de rénovation (si nécessaire) ;
- les divers équipements de votre magasin alimentaire (réfrigérateurs, présentoirs, rayonnage, etc.) ;
- l’équipement des caisses (terminaux de paiement, caisses enregistreuses, tapis roulant, portiques antivol, etc.) ;
- les dépenses liées à la création de votre entreprise (frais d’enregistrement, publication d’annonce légale, etc.) ;
- les investissements marketing (enseigne lumineuse personnalisée, prospectus, publicité dans les magazines locaux et à la radio, etc.).
Les besoins humains des supérettes
Évaluer en amont vos besoins en recrutement figure dans la liste des étapes essentielles pour bien préparer l’ouverture de votre supérette. L’objectif est de chiffrer les salaires de vos futurs employés et de calculer les charges relatives à la masse salariale. Outre les métiers commerciaux en magasin, vous devez également considérer dans votre évaluation :
- le personnel de sécurité ;
- le personnel à l’accueil ;
- le personnel pour le marketing ;
- le personnel du service après-vente ;
- le responsable de l’administration du personnel.
Le recours aux services d’un expert-comptable est aussi requis pour assurer une bonne gestion de votre boutique. Ainsi, n’oubliez pas d’intégrer ses rémunérations dans votre calcul. Il en va de même pour les frais annexes tels que ceux liés à l’assurance de votre supérette.
Bon à savoir
En tant qu’entrepreneur, vous n’avez besoin d’aucun diplôme spécifique pour ouvrir votre épicerie de proximité. Cependant, certaines compétences sont nécessaires pour garantir le succès de votre projet : capacités managériales, sens du commerce, etc. Par conséquent, il est recommandé de suivre une formation commerciale ou en gestion d’entreprise.
Le choix entre supérette en franchise ou indépendante
Avant d’ouvrir votre supérette, vous êtes tenu de décider si vous souhaitez rejoindre une franchise (en privilégiant les enseignes renommées) ou si vous préférez la créer de façon indépendante. Chaque forme de commerce présente des avantages et des inconvénients.
En franchise
La franchise est appréciée pour les avantages qu’elle offre en termes de marketing. En effet, vous bénéficiez de la notoriété et du savoir-faire de la marque. Il sera ainsi inutile de mettre en place une stratégie de communication approfondie pour attirer et fidéliser la clientèle. D’une certaine manière, en intégrant un réseau de franchise, vous « apprenez » le métier de commerçant. En effet, le franchiseur vous inculque les méthodes qu’il a mises en place et qui ont fait leurs preuves. En outre, vous profitez d’un accompagnement sur le long terme, aussi bien dans la logistique que dans la comptabilité et la gestion de votre épicerie de proximité. D’un autre côté, vous n’êtes plus tenu de chercher des fournisseurs et de négocier les prix, deux étapes incontournables pour un magasin indépendant.
Cependant, l’investissement à prévoir pour ouvrir les épiceries en franchise, dont le montant est défini par la maison mère, est souvent élevé. Outre le fonds personnel, un droit d’entrée, considéré comme une redevance d’exploitation, vous sera demandé pour appartenir au réseau de franchise. Par conséquent, cet apport important constitue parfois un frein pour l’entrepreneur. De plus, comme stipulé dans le contrat de franchise, vous êtes tenu de respecter les règles imposées par la marque. De ce fait, votre marge de manœuvre est limitée.
En indépendant
En créant votre entreprise en tant qu’indépendant, vous profitez d’une grande autonomie, contrairement à la franchise. En effet, vous êtes le seul à décider, tant dans la création que dans la gestion de votre commerce alimentaire. Ainsi, vous êtes libre de faire votre choix concernant tous les éléments constitutifs de votre magasin :
- le nom de votre commerce ;
- le statut juridique ;
- les types de produits à proposer et leurs prix de vente ;
- le nombre de salariés à recruter.
En tant que commerçant, il vous revient de concevoir l’identité de votre marque, du logo au slogan, en passant par la charge graphique. Grâce à cette liberté d’action, vous êtes en mesure de vous montrer particulièrement réactif par rapport aux demandes de la clientèle. Il s’agit d’un atout non négligeable pour vous démarquer des grandes enseignes établies dans votre zone géographique.
Toutefois, si vous décidez d’ouvrir votre commerce indépendant, vous devrez recourir à des professionnels pour la création de votre entreprise. Le choix du statut juridique doit être effectué en fonction de votre situation et de vos objectifs. En effet, il présente un impact considérable sur le régime fiscal des entreprises. Il convient ainsi de choisir la forme juridique adaptée à votre projet pour assurer le développement de votre activité. Vous serez également obligé de vous débrouiller seul face à la rude concurrence, ce qui ne sera pas le cas si vous intégrez un réseau de franchise. Vos principaux rivaux sont composés de grands groupes profitant d’une bonne notoriété et de réseaux de distribution parfaitement organisés. Par conséquent, il vous faudra du temps pour développer votre portefeuille client et une technique commerciale affûtée pour négocier les prix. C’est le cas pour tous les commerces et projets d’entreprises.
Les étapes à suivre pour ouvrir une supérette
De l’étude de marché au montage du business plan, en passant par le choix du statut juridique, il est important de connaître les différentes étapes indispensables à l’ouverture de votre entreprise.
Étape 1 : vous adapter aux innovations technologiques
La première étape consiste à miser sur un concept original afin de vous distinguer de la concurrence. Par exemple, si vous comptez ouvrir un magasin bio, faites des recherches approfondies pour savoir s’il existe déjà des épiceries spécialisées dans ce secteur d’activité dans les environs. Peu importe votre projet, il est conseillé d’envisager un service de livraison. L’objectif est de permettre à vos futurs clients de gagner du temps. Avec l’évolution numérique, la digitalisation du processus d’achat dans les commerces gagne du terrain. Pour gagner ou garder une longueur d’avance sur la concurrence, il est important de vous adapter. Pour surfer sur la vague des tendances du commerce électronique, vous avez le choix entre :
- le service click and collect, qui allie parfaitement la flexibilité et la simplicité du digital, sans faire l’impasse sur le contact avec les clients ;
- les tablettes tactiles, à installer aux points stratégiques de votre local commercial pour permettre à vos clients d’accéder à toutes les informations sur les produits qui les intéressent ;
- les casques de réalité virtuelle et augmentée pour essayer les produits ;
- les applications pour géolocaliser les articles disponibles dans votre magasin, permettant ainsi à vos clients de trouver rapidement les articles qu’ils souhaitent acheter ;
- les chariots connectés équipés d’un scanner, d’un écran et d’une balance électronique pour éviter la longue file d’attente en caisse, car il est possible de régler ses achats en ligne.
Non seulement ces dispositifs à la pointe de la technologie permettent d’améliorer l’expérience d’achat de vos clients, mais aussi d’augmenter l’efficacité des employés.
Étape 2 : analyser le marché
Si vous souhaitez assurer le succès de votre épicerie de proximité dès son ouverture, il est nécessaire de procéder à une analyse rigoureuse du marché. Malgré la présence des supermarchés et des hypermarchés, vous pouvez gagner des parts de marché et optimiser votre chiffre d’affaires. En effet, votre principal atout réside dans votre capacité à répondre aux besoins spécifiques de vos clients. Pour réussir votre étude de marché, voici les étapes à suivre :
- Suivre les tendances du marché en consultant des sources fiables telles que la fédération du commerce et de la distribution, la fédération de l'épicerie et du commerce de proximité ou l’INSEE.
- Analyser la demande en procédant au profilage de la clientèle.
- Faire des recherches approfondies sur vos concurrents afin d’identifier leurs forces et leurs faiblesses, et d’évaluer leurs parts de marché.
À l’issue de cette analyse, vous serez en mesure de mettre en place des stratégies créatives pour vous démarquer. Par exemple, vous pouvez proposer des horaires d’ouverture plus larges pour répondre aux attentes des clients qui finissent leurs journées à des heures tardives.
Étape 3 : monter le business plan de votre future épicerie de proximité
La création d’un business plan efficace figure dans la liste des étapes indispensables à l’ouverture de votre magasin alimentaire. Ce document permet de vérifier la viabilité de votre projet. Il est recommandé de miser davantage sur le secteur de l’alimentaire, notamment les spécialités locales et les produits bio. Pour optimiser votre chiffre d’affaires, vous pouvez également vous tourner vers les produits non alimentaires tels que les produits cosmétiques, la papeterie, les produits d’hygiène, etc.
Pour l’emplacement de votre magasin de proximité, privilégiez une zone accessible et fréquentée. Les zones résidentielles, les galeries marchandes et les centres-villes mal desservis en sont de bons exemples. Pour bien choisir votre local commercial, n’hésitez pas à vous référer à votre étude de marché. Il est aussi essentiel de vous assurer qu’il répond aux normes d’accessibilité et de sécurité pour éviter les éventuels travaux supplémentaires, nécessitant généralement un budget important. En somme, un business plan bien élaboré permet à l’entrepreneur de prendre de la hauteur sur son projet d’ouvrir une supérette et de trouver des financements.
Étape 4 : réaliser les démarches administratives
Il est nécessaire de connaître les démarches à entreprendre pour la création votre société :
- Choisir sa dénomination sociale, faisant référence à votre activité de préférence. Prenez soin de vérifier auprès de l’INPI pour vous assurer que le nom que vous avez choisi n’est pas protégé ou déjà utilisé.
- Constituer le capital social avec votre apport personnel, en numéraire et/ou en nature, ainsi que celui de chacun de vos associés si vous optez pour une SAS (société par actions simplifiée) ou une SARL (société à responsabilité limitée). Cette seconde forme juridique est la plus appropriée pour les petites entreprises.
- Établir le siège de votre société dans votre domicile, dans un local commercial, dans une pépinière, dans une société de domiciliation, etc.
- Choisir le statut juridique de votre société, puis déposer les versions numériques des documents sur le site du guichet unique des formalités d’entreprise pour l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS).
- Publier un avis de constitution dans un journal spécialisé dans les annonces légales.
- Vérifier la réglementation liée à votre activité pour vous assurer que vous remplissez les conditions (expérience, diplômes, etc.). Par exemple, si vous prévoyez de vendre des boissons alcoolisées, une licence spécifique est requise, que vous obtiendrez grâce à une formation.
Documents et formalités · rédigés par juristes






