Déclaration de bénéficiaire effectif en toute simplicité

La déclaration de bénéficiaire effectif désigne nommément les personnes physiques qui contrôlent réellement une société. Elle est obligatoire pour toutes les sociétés immatriculées en France, y compris les SASU, les EURL et les SCI familiales, et doit être déposée au guichet unique de l'INPI dès l'immatriculation, puis dans les 30 jours qui suivent chaque changement. Ce n'est plus une formalité anodine : une société qui ne déclare pas ses bénéficiaires effectifs peut désormais être radiée d'office du registre du commerce et des sociétés, et les sanctions pénales ont été très nettement relevées en mai 2026. Ce guide vous explique qui déclarer, comment, à quel prix, et comment nous prenons la formalité en charge à votre place.
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Modifications statutaires - formalités société

Derrière chaque société, il y a des personnes. La déclaration de bénéficiaire effectif sert exactement à cela : dire à l'administration qui, en chair et en os, détient ou contrôle votre entreprise, même lorsque cette détention passe par une holding, une société civile ou une chaîne de participations. Née de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, cette obligation est aujourd'hui inscrite aux articles L. 561-46 et suivants du code monétaire et financier.

Dans les faits, c'est souvent la formalité qu'on oublie. On pense à modifier les statuts, à publier l'annonce légale, à déposer le dossier au guichet unique : on ne pense pas toujours que la cession de parts de la semaine dernière ou le changement de gérant du mois dernier vient de rendre votre déclaration inexacte. Or c'est précisément ce décalage que les greffes contrôlent, et que les banques constatent lorsqu'elles vous demandent un extrait à jour.

Bonne nouvelle : la déclaration elle-même n'a rien de compliqué dès lors que l'on a compris qui doit y figurer et à quel titre. Nous détaillons ci-dessous la définition exacte du bénéficiaire effectif, les sociétés concernées, les délais, le coût officiel, les sanctions encourues et les erreurs que nos juristes rencontrent le plus souvent.
Et pour plus de sérénité, sachez que vous pouvez confier cette formalité à Contract-Factory : nous préparons votre document relatif au bénéficiaire effectif, nous vérifions la cohérence de votre chaîne de détention et nous accomplissons la formalité pour vous, frais de greffe pris en charge.

Faire ma déclaration de bénéficiaire effectif
Déclaration de bénéficiaire effectif d'une société au guichet unique de l'INPI

Qu'est-ce qu'un bénéficiaire effectif ?

Un bénéficiaire effectif est toujours une personne physique. C'est le principe fondateur, et la source de la moitié des erreurs de déclaration : une société mère, une holding ou une association ne peut jamais être déclarée comme bénéficiaire effectif. Lorsque le capital est détenu par une autre société, il faut remonter la chaîne jusqu'aux individus qui se trouvent à son sommet.

Le code monétaire et financier retient trois critères, appliqués dans cet ordre.

1. La détention de plus de 25 % du capital ou des droits de vote

Est bénéficiaire effectif toute personne physique qui détient, directement ou indirectement, plus de 25 % du capital ou plus de 25 % des droits de vote de la société. Les deux critères sont autonomes : un associé peut n'avoir que 10 % du capital mais 40 % des droits de vote grâce à des actions de préférence, et il devra être déclaré à ce titre.

La détention indirecte compte autant que la détention directe. Si vous détenez 100 % d'une holding qui détient elle-même 60 % de votre société d'exploitation, vous êtes bénéficiaire effectif de cette dernière à hauteur de 60 %.

2. Le contrôle exercé par tout autre moyen

Au-delà des pourcentages, est également bénéficiaire effectif la personne qui exerce un pouvoir de contrôle sur les organes de direction ou sur l'assemblée générale par un autre moyen : pacte d'associés, droit de veto statutaire, convention de vote, pouvoir de nommer ou de révoquer les dirigeants. Ce critère est souvent négligé alors qu'il est déterminant dans les montages familiaux et les sociétés à capital très dispersé.

3. À défaut, le représentant légal

Si aucune personne physique ne remplit les deux premiers critères, la loi ne vous autorise pas à déposer une déclaration vide. Il faut alors déclarer le représentant légal de la société : le gérant pour une SARL, une EURL ou une SCI, le président pour une SAS ou une SASU. Et si ce représentant légal est lui-même une personne morale, on déclare les personnes physiques qui la représentent légalement.

Trois exemples concrets

  • SAS à deux associés (60 % / 40 %) : les deux associés sont bénéficiaires effectifs, puisque chacun dépasse le seuil de 25 %.
  • SASU ou EURL : l'associé unique détient 100 % du capital, il est donc bénéficiaire effectif. Aucune société unipersonnelle n'est dispensée de déclaration.
  • SCI familiale détenue par cinq enfants à 20 % chacun : personne ne dépasse 25 %. À défaut d'un pacte donnant le contrôle à l'un d'eux, c'est le gérant de la SCI qui est déclaré comme bénéficiaire effectif.

Quelles sociétés doivent déclarer leurs bénéficiaires effectifs ?

L'obligation est très large : elle vise toutes les personnes morales immatriculées en France, quel que soit leur secteur, leur taille ou leur chiffre d'affaires. Une société sans activité, en sommeil ou en cours de liquidation reste concernée tant qu'elle est immatriculée.

Les entités concernées

  • Les sociétés commerciales dont le siège est en France : SARL, EURL, SAS, SASU, SA, SNC, société en commandite.
  • Les sociétés civiles immatriculées au registre du commerce et des sociétés : SCI, SCP, SCM, sociétés d'exercice libéral.
  • Les groupements d'intérêt économique (GIE) établis en France.
  • Les sociétés étrangères disposant d'un établissement, d'une succursale ou d'une filiale sur le territoire français.
  • Plus généralement, toute entité tenue de s'immatriculer au registre du commerce et des sociétés et au registre national des entreprises.

Les cas de dispense

  • Les sociétés cotées, dont les titres sont admis à la négociation sur un marché réglementé : leur actionnariat significatif est déjà publié au titre du droit boursier.
  • Les entrepreneurs individuels et micro-entrepreneurs : faute de personne morale, il n'y a pas de bénéficiaire effectif à déclarer — l'entrepreneur est déjà identifié en tant que tel au registre.
En revanche, ni la petite taille de la société, ni le fait qu'elle soit unipersonnelle, ni l'absence de chiffre d'affaires ne constituent une dispense. C'est un point sur lequel nos juristes doivent régulièrement rassurer — ou alerter — les dirigeants de SCI et de sociétés unipersonnelles.

Quand faut-il déposer la déclaration ?

À la création de la société

La déclaration initiale est intégrée au dossier d'immatriculation. Depuis la généralisation du guichet unique, elle prend la forme d'une rubrique dédiée du formulaire de création : le greffe n'immatricule pas la société si les bénéficiaires effectifs n'ont pas été renseignés.

Dans les 30 jours suivant tout changement

C'est le délai qu'il faut retenir. Toute modification affectant les informations déclarées doit faire l'objet d'une inscription modificative dans les trente jours suivant l'événement. Les situations les plus courantes :
  • une cession de parts sociales ou d'actions qui fait franchir le seuil de 25 % à la hausse ou à la baisse ;
  • une augmentation ou une réduction de capital qui dilue les participations ;
  • l'entrée d'un nouvel associé ou le départ d'un associé existant ;
  • un changement de dirigeant, lorsque le représentant légal est déclaré comme bénéficiaire effectif à défaut d'associé dépassant 25 % ;
  • la mise en place ou la disparition d'un pacte d'associés modifiant le contrôle ;
  • un simple déménagement du bénéficiaire effectif, un changement de nom d'usage ou de nationalité : l'adresse personnelle fait partie des informations déclarées ;
  • le décès d'un associé et la transmission de ses titres aux héritiers.
Le point à retenir : il n'existe aucune obligation de confirmation annuelle. Une déclaration exacte reste valable indéfiniment. Ce qui déclenche l'obligation, c'est le changement — et c'est justement pour cela qu'on l'oublie.

Comment déclarer ses bénéficiaires effectifs, étape par étape

1. Reconstituer la chaîne de détention

Avant toute chose, prenez la répartition réelle du capital et des droits de vote, associé par associé. Si une société figure parmi les associés, remontez d'un cran : qui détient cette société, et à quel pourcentage ? Multipliez les pourcentages le long de la chaîne pour obtenir la détention indirecte de chaque personne physique. Vérifiez ensuite les statuts et un éventuel pacte, à la recherche d'un droit de veto ou d'un pouvoir de nomination qui ferait entrer quelqu'un d'autre dans le périmètre.

2. Établir le document relatif au bénéficiaire effectif

Pour chaque bénéficiaire effectif identifié, la déclaration comporte :
  • ses nom, nom d'usage, prénoms, date et lieu de naissance, nationalité et adresse personnelle ;
  • la nature et les modalités du contrôle exercé sur la société : détention directe ou indirecte, pourcentage de capital, pourcentage de droits de vote, ou contrôle exercé par un autre moyen ;
  • la date à laquelle la personne est devenue bénéficiaire effectif de la société ;
  • les informations identifiant la société déclarante : dénomination, forme juridique, SIREN, greffe d'immatriculation et adresse du siège.
Le document est signé par le représentant légal, qui engage sa responsabilité personnelle sur l'exactitude des informations transmises.

3. Déposer la déclaration au guichet unique

Le dépôt se fait en ligne, sur le guichet unique des formalités d'entreprises de l'INPI (formalites.entreprises.gouv.fr), soit dans le dossier d'immatriculation, soit sous la forme d'une inscription modificative. Les informations alimentent le registre des bénéficiaires effectifs, adossé au registre national des entreprises. Le dossier est ensuite contrôlé par le greffe compétent, qui peut vous demander des pièces complémentaires en cas d'incohérence avec les statuts déposés.

4. Conserver le justificatif

Une fois la formalité validée, conservez le récépissé et l'attestation d'inscription avec vos statuts et vos procès-verbaux. C'est ce document que réclameront votre banque à l'ouverture d'un compte, votre notaire lors d'une acquisition immobilière, votre expert-comptable ou un investisseur en phase d'audit.
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Combien coûte la déclaration de bénéficiaire effectif ?

Les frais officiels sont modestes : la déclaration déposée en même temps que l'immatriculation de la société coûte 19,33 €, tandis qu'une inscription modificative ultérieure revient à 35,36 € (tarifs en vigueur en 2026). C'est sans commune mesure avec le coût d'une régularisation tardive, et encore moins avec celui d'une radiation.

À ces frais s'ajoute, le cas échéant, la préparation du dossier. C'est là que nous intervenons : nos formulaires guidés produisent votre document relatif au bénéficiaire effectif et ses annexes en quelques minutes, nos juristes vérifient la cohérence de la chaîne de détention, et nous prenons en charge le dépôt comme les frais de greffe. Vous n'avez ni compte à créer sur le guichet unique, ni pièce à téléverser vous-même.

Que risque-t-on en cas d'oubli ou de déclaration inexacte ?

C'est sur ce terrain que tout a changé en deux ans. Longtemps, l'absence de déclaration n'était sanctionnée qu'en théorie. Deux textes ont rendu le risque très concret.

La radiation d'office du registre du commerce et des sociétés

Depuis la loi du 13 juin 2025 visant à sortir la France du piège du narcotrafic, une société qui ne déclare pas ses bénéficiaires effectifs, ou qui ne met pas sa déclaration à jour, s'expose à la radiation d'office du registre du commerce et des sociétés si elle ne régularise pas sa situation dans les trois mois suivant la mise en demeure du greffier. La sanction est redoutable en pratique : une société radiée n'a plus d'extrait Kbis à jour, donc plus de quoi rassurer une banque, un bailleur ou un client.

Le décret du 24 avril 2026 a heureusement organisé la sortie de crise : la société radiée peut demander au greffier de rapporter la radiation dès qu'elle a régularisé sa déclaration, le greffier disposant de quinze jours pour statuer. Mieux vaut évidemment ne jamais avoir à emprunter ce chemin.

Des sanctions pénales fortement relevées depuis mai 2026

Le défaut de déclaration, comme la déclaration inexacte ou incomplète, reste un délit (article L. 561-49 du code monétaire et financier). La loi de simplification de la vie économique du 26 mai 2026 en a profondément modifié l'échelle des peines :
  • la peine de six mois d'emprisonnement est supprimée ;
  • l'amende encourue par le dirigeant passe de 7 500 € à 200 000 € ;
  • s'y ajoutent une interdiction de gérer pouvant aller jusqu'à quinze ans et une privation partielle des droits civils et civiques ;
  • la société elle-même, en tant que personne morale, encourt une amende pouvant atteindre 1 000 000 €, assortie de peines complémentaires.
Autrement dit : le législateur a troqué la prison contre des amendes d'un ordre de grandeur totalement différent. Une formalité à 35 € oubliée pendant deux ans expose désormais son dirigeant à un risque personnel considérable.

Le blocage des opérations courantes

Au-delà du droit pénal, l'effet le plus immédiat est commercial. Banques, notaires, assureurs, sociétés de gestion : tous les professionnels assujettis à la lutte contre le blanchiment doivent vérifier l'identité des bénéficiaires effectifs de leurs clients. Une déclaration absente ou contredite par vos statuts bloque l'ouverture d'un compte, la signature d'un acte notarié ou le déblocage d'un financement, souvent au pire moment.

Qui peut consulter le registre des bénéficiaires effectifs ?

Le registre a longtemps été librement accessible en ligne. Ce n'est plus le cas : à la suite de l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 22 novembre 2022, l'accès du grand public a été fermé le 31 juillet 2024.

Y ont désormais accès :
  • les autorités compétentes : autorité judiciaire, administration fiscale et douanière, services d'enquête, Tracfin, autorités de contrôle — avec un accès intégral ;
  • les professionnels assujettis à la lutte contre le blanchiment de capitaux, dans le cadre de leurs obligations de vigilance : banques, notaires, avocats, experts-comptables, agents immobiliers ;
  • toute personne justifiant d'un intérêt légitime, notamment les journalistes et les organisations de la société civile engagées dans la lutte contre le blanchiment.
La demande d'accès est gratuite et s'adresse à l'INPI ou au greffe du tribunal de commerce, accompagnée des pièces justifiant l'intérêt légitime du demandeur. Le décret du 24 avril 2026 a précisé la procédure : un certificat d'accès valable trois ans peut être délivré, et le délai de réponse, fixé à douze jours ouvrables, sera ramené à sept jours à compter du 10 novembre 2026 pour les titulaires d'un certificat en cours de validité.

Une société et son représentant légal conservent bien entendu l'accès aux informations qui les concernent.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Déclarer la holding au lieu de la personne physique. Une personne morale ne peut jamais être bénéficiaire effectif : il faut remonter la chaîne.
  • Croire qu'une société unipersonnelle est dispensée. En SASU comme en EURL, l'associé unique détient 100 % du capital : il est bénéficiaire effectif.
  • Croire qu'une SCI n'est pas concernée. Toute société civile immatriculée au registre du commerce et des sociétés doit déclarer, y compris une SCI familiale sans activité.
  • Déposer une déclaration vide quand personne n'atteint 25 %. Il faut alors déclarer le représentant légal.
  • Oublier la mise à jour après une cession de parts ou un changement de gérant : c'est de loin le cas le plus fréquent, et celui que les greffes détectent le plus facilement en comparant la déclaration aux statuts déposés.
  • Négliger les droits de vote. Un associé minoritaire en capital peut dépasser 25 % des droits de vote et devoir être déclaré à ce seul titre.
  • Omettre le changement d'adresse personnelle d'un bénéficiaire effectif : elle fait partie des informations déclarées, et son obsolescence rend la déclaration inexacte.

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Notre parcours a été conçu pour que vous n'ayez à répondre qu'à des questions simples : qui détient quoi, depuis quand, avec quels droits de vote. Le reste est automatique : nous rédigeons le document relatif au bénéficiaire effectif et ses annexes, un par bénéficiaire, aux formats Word et PDF, prêts à signer.

Selon la formule choisie, nos juristes relisent votre dossier, vous assistent par téléphone sur les cas de détention indirecte, puis nous accomplissons la formalité auprès du greffe et en réglons les frais. Vous recevez votre justificatif de déclaration sans avoir eu à manipuler le guichet unique.
Un dossier complet préparé en cinq minutes, vérifié par des juristes, déposé pour vous, frais de greffe inclus. Et si votre situation évolue, vous revenez sur votre dossier et vous le mettez à jour sans repartir de zéro.

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À retenir sur la déclaration de bénéficiaire effectif

La déclaration de bénéficiaire effectif est l'une de ces formalités discrètes dont le coût d'entrée est dérisoire et le coût d'oubli disproportionné. Toutes les sociétés immatriculées en France y sont soumises, des plus grandes aux SCI familiales, et l'obligation ne se limite pas à la création : elle se rejoue à chaque mouvement de capital, à chaque changement de dirigeant, à chaque déménagement d'un associé.

Retenez trois repères. Un bénéficiaire effectif est toujours une personne physique, identifiée au-delà de plus de 25 % du capital ou des droits de vote, ou à défaut par sa qualité de représentant légal. Le délai est de trente jours après tout changement. Et depuis 2025 et 2026, le risque n'est plus théorique : radiation d'office du registre du commerce et des sociétés, amende pouvant atteindre 200 000 € pour le dirigeant et 1 000 000 € pour la société.

La bonne pratique est simple : à chaque fois que vous modifiez la répartition du capital ou la direction de votre société, posez-vous la question de la déclaration dans le même mouvement. C'est exactement ce que fait notre équipe lorsqu'elle traite l'une de vos formalités.

Vos questions sur la déclaration de bénéficiaire effectif

Une SASU ou une EURL doit-elle déclarer un bénéficiaire effectif ?

Oui, sans exception. L'associé unique d'une SASU ou d'une EURL détient 100 % du capital et des droits de vote : il dépasse donc très largement le seuil de plus de 25 % et doit être déclaré comme bénéficiaire effectif. Le fait que la société soit unipersonnelle, récente ou sans chiffre d'affaires ne change rien à l'obligation. Si l'associé unique est lui-même une société, par exemple une holding, il faut remonter la chaîne de détention jusqu'à la personne physique qui contrôle cette holding.

Une SCI familiale est-elle concernée par le registre des bénéficiaires effectifs ?

Oui. Toute société civile immatriculée au registre du commerce et des sociétés doit déclarer ses bénéficiaires effectifs, y compris une SCI créée entre proches pour détenir un seul bien immobilier et sans activité économique. Si aucun associé ne détient plus de 25 % des parts, ce qui arrive souvent dans les SCI familiales à quatre ou cinq associés, c'est le gérant de la SCI qui est déclaré au titre de sa qualité de représentant légal, à moins qu'un pacte ou une clause statutaire ne donne à quelqu'un d'autre le contrôle de la société.

Peut-on déclarer une société mère comme bénéficiaire effectif ?

Non, jamais. Le bénéficiaire effectif est par définition une personne physique. Lorsque le capital est détenu par une holding, une société civile ou toute autre personne morale, il faut reconstituer la chaîne de détention et multiplier les pourcentages pour identifier les individus qui détiennent indirectement plus de 25 % du capital ou des droits de vote. C'est l'erreur la plus courante et l'une des principales causes de rejet ou de demande de pièces complémentaires par les greffes.

Que faire si aucun associé ne dépasse 25 % ?

La déclaration reste obligatoire : il n'est pas possible de déposer un document indiquant qu'il n'y a pas de bénéficiaire effectif. Il faut d'abord vérifier si une personne exerce le contrôle par un autre moyen, par exemple un droit de veto, un pacte d'associés ou le pouvoir de nommer et révoquer les dirigeants. À défaut, on déclare le représentant légal de la société, gérant ou président. Si ce représentant est une personne morale, on déclare les personnes physiques qui la représentent.

Faut-il refaire la déclaration chaque année ?

Non. Il n'existe aucune obligation de confirmation annuelle : une déclaration exacte reste valable aussi longtemps que la situation ne change pas. En revanche, toute modification des informations déclarées doit donner lieu à une inscription modificative dans les trente jours. Les événements déclencheurs sont nombreux et souvent sous-estimés : cession de parts ou d'actions, augmentation de capital, arrivée ou départ d'un associé, changement de dirigeant, décès, et même simple déménagement d'un bénéficiaire effectif.

Combien coûte la déclaration et combien de temps prend-elle ?

Les frais officiels s'élèvent à 19,33 € lorsque la déclaration accompagne l'immatriculation de la société, et à 35,36 € pour une inscription modificative ultérieure, selon les tarifs en vigueur en 2026. Côté délai, la préparation du dossier prend quelques minutes avec un formulaire guidé, et le traitement par le greffe intervient ensuite en quelques jours ouvrés. En confiant la formalité à Contract-Factory, vous obtenez vos documents immédiatement et nous nous chargeons du dépôt comme du paiement des frais de greffe.

Le registre des bénéficiaires effectifs est-il public ?

Plus depuis le 31 juillet 2024. À la suite d'un arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne rendu le 22 novembre 2022, l'accès libre du grand public a été supprimé. Le registre reste consultable par les autorités compétentes, par les professionnels soumis aux obligations de lutte contre le blanchiment, et par toute personne justifiant d'un intérêt légitime, sur demande gratuite auprès de l'INPI ou du greffe du tribunal de commerce. Votre société et son représentant légal conservent l'accès aux informations qui les concernent.


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